Où sont les 59 centres sociaux et les 2 espaces de vie sociale, dans quels quartiers (allocataires, RSA, familles monoparentales, enfants couverts par la CAF), dans quelles cités éducatives, et combien la Ville leur verse chaque année : fonctionnement, centres aérés, ludothèques, projet éducatif de territoire. Tout vient de données publiques, rechargées chaque mois.
Cartographie
Choisissez un indicateur CAF : chaque IRIS se colore selon sa valeur (fond de carte en gris pour laisser parler les couleurs). Cliquez sur un IRIS, un centre social ou une cité éducative : le détail s'affiche sous la carte. Le mode « comparaison » permet de sélectionner plusieurs IRIS et de les comparer entre eux, à un arrondissement, un secteur, une commune ou à Marseille entière.
Un IRIS (zone colorée), un centre social (rond rouge), un espace de vie sociale (rond violet) ou une cité éducative (contour bleu pointillé). Vous pouvez aussi passer par le tableau des centres plus bas.
Comparer des territoires
Activez le mode comparaison sur la carte et cliquez sur les IRIS à regrouper (ou utilisez le bouton « ajouter au comparatif » du détail d'un IRIS). Ajoutez ensuite des territoires de référence : un arrondissement, un secteur de Marseille, une autre commune du département, Marseille entière. Le tableau donne les effectifs, les parts, et la somme du groupe.
Les effectifs sont des foyers allocataires au 31 décembre (un foyer = une personne ou une famille qui perçoit au moins une prestation), des personnes couvertes (allocataire, conjoint, enfants à charge) ou des enfants. Les « parts » rapportent une catégorie au nombre de foyers allocataires de l'IRIS : elles ne disent rien des habitants qui ne touchent aucune prestation. Les cases vides signalent un IRIS non diffusé par la Cnaf (secret statistique, trop peu d'allocataires, géoréférencement de mauvaise qualité). Dans Marseille, les sommes d'arrondissements ne tombent pas toujours sur le total communal : la Cnaf applique le secret statistique à chaque niveau séparément.
Chiffres clés
Comprendre
Un centre social est un équipement de quartier à vocation sociale globale, ouvert à tous les habitants, à toutes les générations : accueil, accompagnement des familles, soutien à la parentalité, accès aux droits, activités pour les enfants et les jeunes, centres aérés, ateliers, animation de la vie du quartier. Ce n'est ni un centre communal d'action sociale, ni un service municipal : à Marseille, chaque centre est géré par une association, soit une association propre au quartier (Malpassé, Del Rio, La Capelette, Agora, Baussenque…), soit une fédération d'éducation populaire qui en gère plusieurs (Centre de Culture Ouvrière, Ligue de l'enseignement FAIL 13, Léo Lagrange Méditerranée, IFAC Provence, Synergie Family).
Ce qui fait un centre social, c'est son agrément : la CAF l'accorde pour une durée de quatre ans au plus, sur la base d'un projet social construit avec les habitants à partir d'un diagnostic du territoire. L'agrément conditionne les financements de tous les partenaires. La circulaire de la Cnaf du 20 juin 2012 sur l'animation de la vie sociale fixe le cadre : quatre missions (équipement de quartier à vocation sociale globale, vocation familiale et plurigénérationnelle, lieu d'animation de la vie sociale, lieu d'intervention sociale concertée et novatrice), et la fonction « animation globale et coordination » qui en est le socle.
Les espaces de vie sociale (EVS) sont des structures plus légères, portées par des associations locales, avec un agrément et des financements plus modestes. Marseille en compte deux : Destination Familles à Noailles et APIS à la Cravache / Sévigné.
À Marseille, une partie des centres sociaux sont aussi des Maisons pour tous (MPT) : les locaux appartiennent à la Ville, qui en confie l'animation et la gestion à une fédération par délégation de service public. Les délégataires actuels sont Léo Lagrange Méditerranée, l'IFAC, la Ligue de l'enseignement FAIL 13, Synergie Family et le CCO. Les conventions de DSP ont été modifiées par avenants en juin 2022 (ouverture, fermetures, pénalités, cantines solidaires).
En décembre 2022, la Ville écrit que « la commune compte 35 centres sociaux dont 25 en quartiers politique de la ville et deux espaces de vie sociale ». En octobre 2025, le même rapport annuel en compte 60, dont 27 en quartiers prioritaires. Entre les deux, les Maisons pour tous ont obtenu l'agrément centre social et ont rejoint la convention cadre : d'où le saut, qui ne correspond pas à des ouvertures. L'annuaire SENACS en recense 59 à Marseille à la date de mise à jour de cette page.
Les financements
Le budget d'un centre social marseillais repose sur quatre financeurs institutionnels liés par une convention cadre départementale, complétés par des recettes d'activité (participations des familles, prestations de service des accueils de loisirs) et des subventions de projet.
La CAF verse la prestation de service « animation globale et coordination », calculée en pourcentage d'un montant plafonné de dépenses de pilotage, et la prestation « animation collective familles » (ACF) qui finance le poste de référent familles. S'y ajoutent les prestations de service ordinaires des accueils de loisirs (ALSH) et, depuis les conventions territoriales globales, des bonus « territoire ». Dans la convention cadre 2023, la CAF s'est engagée sur une hausse de 5 % de l'ensemble de ses niveaux de financement de l'AGC.
La Ville finance chaque année la fonction AGC de chaque centre agréé, en application de la convention cadre des centres sociaux. Le montant par centre dépend de son niveau d'agrément ; en 2023 les conventions annexées au rapport du 10 février prévoyaient 64 648 € pour la plupart des centres et 57 294 € pour quelques-uns, soit 2 352 263 € au total pour 35 centres, deux EVS et l'Union des centres sociaux. La Ville a porté sa quote-part de 10 % en 2023, puis a délibéré en mai 2023 sur un effort supplémentaire d'1,5 million d'euros par an pour la convention 2024-2027. Cette enveloppe de base est votée en début d'année (parfois sous forme d'acomptes en décembre), puis complétée par des répartitions successives en cours d'année : compléments de fonctionnement, ouverture estivale, projets d'innovation, référents prévention jeunesse, aides exceptionnelles de trésorerie.
À côté de cette ligne « équipements sociaux » (imputée au budget sur la nature 6574.2, fonction 524), les centres reçoivent d'autres subventions municipales : centres aérés et accueils de loisirs, ludothèques associatives, projets du PEDT, accueils de jeunes, droits des femmes, bel âge, animation urbaine, mémoire, et des aides en nature (mise à disposition de locaux, d'écoles le mercredi et l'été). Le tableau ci-dessous additionne ce que nous avons retrouvé dans les rapports au Conseil municipal depuis 2020 ; la fiche de chaque centre en donne le détail, acte par acte.
Signataire de la convention cadre, le Département vote lui aussi, plusieurs fois par an en commission permanente, des « répartitions de crédits de fonctionnement des centres sociaux » et des projets (référents prévention jeunesse, investissement). Ses délibérations sont dans le fonds EG Transparence : cherchez « centres sociaux répartition » dans la zone Département.
L'État intervient par la politique de la ville (contrat de ville, postes d'adultes-relais, postes FONJEP) et, pour les cités éducatives, par les crédits de l'Agence nationale de la cohésion des territoires. La Métropole Aix-Marseille-Provence, la Mutualité sociale agricole, la Carsat et, depuis 2025, la caisse primaire d'assurance maladie sont également signataires de la convention cadre. Les bailleurs sociaux mettent souvent les locaux à disposition.
Les comptes des associations (recettes CAF, Département, État, activité) ne sont pas publics ligne à ligne : nous ne connaissons avec précision que la part de la Ville, par l'open data 2017-2022 (tous bénéficiaires, sans l'objet des subventions en numéraire) et par les rapports au Conseil municipal 2020-2026 (avec l'objet et la délibération). Les fédérations qui gèrent plusieurs centres reçoivent des subventions globales : l'open data ne permet pas de les ventiler par centre, seuls les tableaux des délibérations le font.
Les équipements
Cliquez sur une ligne pour afficher la fiche sur la carte. Les colonnes « Ville 2022 » (open data, aides en numéraire de l'année) et « délibérations » (somme des aides retrouvées dans les rapports au Conseil municipal, toutes catégories et tous exercices confondus) ne couvrent pas les mêmes périodes ni les mêmes périmètres : voir la fiche de chaque centre.
| Structure | Arr. | Gestion | 1er agrément | QPV | Pop. zone | Ville 2022 | Délibérations 2020-2026 | IRIS |
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Cités éducatives
Les cités éducatives sont un dispositif de l'État et des collectivités dans les quartiers prioritaires : une alliance éducative autour des écoles et collèges des réseaux REP+, de la naissance à 25 ans. Marseille en compte huit : cinq labellisées entre 2019 et 2022 (Marseille Nord, Centre-Ville, Malpassé-Corot, Les Docks, Marseille 14e) et trois nouvelles en 2025 (La Rose, Haut Huveaune, Belle de Mai). Selon la Ville, plus de 18 millions d'euros ont été mobilisés depuis 2019, dont 3 millions apportés par elle, et 900 000 € en 2025. Les centres sociaux en sont des acteurs de premier plan (accompagnement à la scolarité, parentalité, accueils de loisirs).
| Cité éducative | Arrondissements | Quartiers (selon la Ville) | Label | IRIS | Écoles listées | Centres sociaux dans le périmètre |
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Aucun contour officiel des cités éducatives n'est publié. Nous avons dessiné chaque cité par les IRIS des quartiers que la Ville cite sur marseille.fr, complétés par l'implantation des écoles listées par la préfecture (février 2024). Pour les trois cités de 2025, la préfecture n'a pas encore publié la liste des établissements.
Méthode et sources
od_senacs_structures, od_caf_insee_iris, od_caf_insee_commune, od_caf_ods_*, od_marseille_subventions, od_centres_sociaux_aides_cm, od_cites_educatives).Lexique